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Ces lectures qui ont marqué 2017

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Une fois de plus, cette année a été rythmée par de nombreuses lectures. Retour sur celles qui m’ont le plus marquées et dont je ne vous ai pas encore parlées ! 🙂

Les derniers jours de Rabbit Hayes d’Anna McPartlin

Editions Pocket 474 pages

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Résumé : Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

Ce que j’ai aimé : C’est en février que j’ai enfin lu ce roman qui avait conquis tant de monde ! J’appréhendais un peu ma lecture au vu du sujet abordé. J’ai été agréablement surprise et aujourd’hui cette auteure fait partie de celles dont je guette les nouveaux livres.

Quand nous commençons à suivre Rabbit et les membres de sa famille, nous connaissons déjà la fin. À mes yeux, ce qui fait la force de roman est l’alternance entre passé et présent. Cela nous permet de mieux connaître les personnes de la famille de Rabbit mais également le passé de cette dernière. Au fil de l’histoire, l’auteure veut nous démontrer que la solidarité familiale existe malgré les différends qui ont pu exister ou les désaccords qui subsistent. J’ai été touchée par la plume de l’auteure qui se veut juste pour évoquer un sujet compliqué à aborder.

Dans le même style, j’ai également aimé le deuxième livre de l’auteure traduit en français : Mon midi, mon minuit.

Nos âmes la nuit de Kent Haruf

Editions Robert Laffont 180 pages

Résumé : Dans la petite ville de Holt, Colorado, Addie, une septuagénaire veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bravant les commérages, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement. 

Ce que j’ai aimé : Un de mes romans chouchou de cette année. Beaucoup de tendresse se dégage de cette histoire. Mettant en scène deux veufs, les sujets de la vieillesse et de la solitude sont, ici, abordés d’une manière bien différente de ce que l’on a l’habitude de lire. L’image que l’on peut avoir des personnes âgées est mise à mal dans cette histoire. Ces deux veufs vont nouer au fur et à mesure une relation de tendresse voire d’amour à 70 ans. Qui a dit que l’amour s’arrêtait quand on vieillissait ?

Netflix a adapté ce livre en film et j’ai essayé de le regarder mais sans franc succès malheureusement. J’ai trouvé qu’il manquait tout ce qui faisait ce livre, on ne ressent pas autant les émotions véhiculées par les mots de ce court roman.

Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson 

Editions Julliard 212 pages

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Résumé : Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper. 

Ce que j’ai aimé : Grâce à ce livre j’ai pu redécouvrir Philippe Besson. C’est un auteur que j’avais découvert au lycée avec son livre « Se résoudre aux adieux » que j’avais tout simplement adoré et lu plusieurs fois. Malgré ce coup de coeur, je n’avais pas réussi à raccrocher avec d’autres romans de l’auteur. « Arrête avec tes mensonges » donne la clé pour comprendre certains éléments des histoires qu’il raconte.

Dans « Arrête avec tes mensonges », Philippe Besson abandonne la fiction pour se raconter. A travers ce récit autobiographique, l’auteur nous livre sa première histoire d’amour qui l’a énormément marqué d’un point de vue d’homme et qui compte encore aujourd’hui dans sa carrière d’écrivain.

J’ai vraiment renoué avec l’écriture de l’auteur. J’ai lu plusieurs de ses livres cette année et je ne les aborde plus de la même manière. C’est aujourd’hui un auteur français incontournable pour moi et que je vous recommande vivement.

Les passants de Lisbonne de Philippe Besson 

Editions 10/18 192 pages

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Résumé : Hélène a vu en direct à la télévision les images d’un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l’être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s’intéresser, de nouveau, aux vivants ?

Ce que j’ai aimé : Philippe Besson décrit extrêmement bien dans chacun de ses romans les sentiments et émotions ressentis par les personnages. Ici encore, l’auteur arrive à créer une atmosphère particulière à travers l’histoire de ses deux personnages qui se rencontrent à Lisbonne dans la cour de leur hôtel. Ces deux âmes en peine vont tisser un lien particulier qui va les amener à se côtoyer durant les quelques jours qu’ils passent dans la capitale portugaise.

Ce que j’ai également apprécié dans ce livre est le lieu où se déroule l’histoire. Après être allée à Lisbonne, j’ai compris et parfaitement ressenti ce que l’auteur essayait de véhiculer avec les descriptions qu’il fait de la ville. Ce roman confirme qu’un lieu est d’autant plus apprécié dans un roman si nous avons eu l’occasion d’y aller.

Wild de Cheryl Strayed 

Editions 10/18 491 pages

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Résumé : Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune Cheryl n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le « Chemin des crêtes du Pacifique ». Lancée au cœur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. 

Ce que j’ai aimé : Ce roman est dans ma pile à lire depuis quelques années maintenant. J’avais vu le film que j’avais énormément aimé et j’attendais un moment particulier de vadrouille pour m’y plonger. Ce moment est arrivé avec notre voyage en Argentine. J’ai bien fait d’attendre ce moment spécial pour le lire car je n’ai fait qu’apprécier encore plus ce récit.

Ce récit est autobiographique. Nous suivons Cheryl Strayed qui entreprend, après plusieurs années noires, le Pacific Crest Trail. Inexpérimentée en randonnée, elle va aller au bout d’elle-même pendant 1700 km. Entre thérapie et véritable défi, elle réussit à aller jusqu’au bout. Tout au long de ma lecture j’ai été admirative de sa force de caractère et de son courage.

Ce roman est un compagnon idéal lors d’un voyage ou d’une randonnée.

Bakhita de Véronique Olmi 

Editions Albin Michel 455 pages

Résumé : Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Ce que j’ai aimé : Ce livre m’intriguait depuis sa sortie en septembre et je comprends pourquoi il a eu autant de succès. Véronique Olmi met en lumière le véritable destin de Bakhita, devenue esclave à 7 ans au Darfour. Cette petite fille que l’on suit tout au long de sa vie est bouleversante de par son innocence, sa force, son courage et les épreuves qu’elle a traversées.

Je ne peux vous en dire plus, de peur de ne pas avoir les mots assez justes pour décrire ce livre. Une chose est certaine, il est urgent de découvrir cette personne qu’est Bakhita !

Lontaines Merveilles de Chantel Acedevo 

Editions Points 360 pages

Résumé : Quand l’ouragan Flora frappe Cuba, María Sirena voudrait que la tempête l’engloutisse. Elle trouve refuge avec sept femmes dans l’ancienne demeure du gouverneur. Tandis que les éléments se déchaînent, María Sirena leur raconte des histoires, son histoire. La vie de son père, Agustín, rebelle féroce ; celle de sa mère, Lulu, femme passionnée, qui a aimé, rêvé et s’est battue comme personne…

Ce que j’ai aimé : C’est le 2ème roman que je lis sur Cuba et c’est encore une réussite. Cette fois-ci l’action se déroule pendant la guerre d’indépendance cubaine. J’ai beaucoup aimé la description des éléments historiques qui apportent une véritable authenticité au récit. On apprend des faits importants de l’histoire des cubains, que j’ignorais jusqu’à présent. On suit la vie de Maria Sirena, de sa naissance à l’âge adulte. Au fur et à mesure que les pages se tournent, nous découvrons la vie de ses parents, rebelles, qui lutteront pour l’indépendance de Cuba vis-à-vis des espagnols. L’auteure nous plonge également dans l’horreur des camps de « prisonniers » qui regroupent une grande partie des rebelles, que les espagnols laissent mourir à petit feu.

L’histoire de Maria Sirena est bouleversante et ce qu’elle a traversé a été une véritable claque. Je ne peux que vous recommander cette lecture magnifique.

Et vous quels ont été vos coups de cœur livresques de cette année ? 

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